Rémi Letrou, le mercredi 27 mai 2020

Rémi Letrou présente ses remerciements aux électeurs qui ont porté la liste 100% Rochefort au second tour des élections municipales.

Rémi Letrou, le vendredi 1er mai 2020


 

Nous sommes aujourd’hui le premier mai, date symbolique que certains membres de notre liste avaient pris l’habitude de célébrer chaque année en participant aux rassemblements organisés dans notre ville. Cette date est double, elle est en France à la fois la journée du travail, mais aussi la journée internationale des travailleurs. Ces deux expression n’ont pas le même sens. Dans le deuxième cas, le premier mai rappelle les difficultés que rencontrent les travailleurs au quotidien et les luttes permanentes pour améliorer ces conditions de travail. En cette période de confinement, c’est le moment de porter un regard attentif sur tous ceux qui en première ligne se battent, parfois au péril de leur vie, pour permettre à notre société de continuer d’exister : personnels hospitalier bien sûr, médecins, mais aussi forces de l’ordre, personnels des EPADH, personnels soignants (kinésithérapeutes, ergothérapeutes), agents de l’État, personnels municipaux, etc. toutes ces « petites mains » qui font aujourd’hui la grandeur de notre action collective. Il faut souhaiter que l’éclat jeté sur ces personnes ne faiblisse pas une fois l’épidémie passée. Mais le premier mai est aussi la fête du travail, c’est-à-dire de la capacité créatrice et productive de l’homme. En célébrant le travail, nous célébrons aussi le génie de l’homme. Au lendemain du déconfinement, il sera temps de réfléchir au sens de notre boulot quotidien. Car le travail n’épanouit que s’il a du sens pour celui qui l’exerce. Il faudra donc imaginer « dans ce monde d’après » un travail plus porteur de sens, notamment parce qu’il s’ancre dans notre territoire, parce qu’il apporte du confort matériel au travailleur, parce qu’il contribue à la dynamique de notre territoire. C’est le sens du programme que la liste « 100 % Rochefort » propose : retrouver sur nos territoire un travail qui fait sens parce qu’il est issu de nos compétences, parce qu’il contribue au rayonnement de nos habitants, parce qu’il est respectueux des hommes et des lieux. Nous voulons favoriser le travail local, le travail productif, écologiquement responsable, et développer la formation sur nos territoires, à partir des atouts de ces territoires. Au niveau municipal, nous ne pouvons peser sur le temps et le partage du travail, mais nous pouvons créer les conditions pour que notre économie locale prospère et se montre plus solidaire. Dès demain, il faudra tracer cette voie, en donnant beaucoup à l’économie pour qu’elle se reconstruise autrement.

Enfin, parce que nous sommes à Rochefort, il ne faut pas oublier que le premier mai est aussi le jour de la fête du quartier Chante Alouette… Ce qui nous manque aujourd’hui avec le soleil, c’est aussi ce grand moment populaire de partage. Demain, après le confinement, c’est aussi cela qu’il nous faudra : plus d’initiatives locales, plus de proximité, plus de moments en communs dans les rues… plus de fêtes.

Rémi Letrou, le jeudi 23 avril 2020

Allocution covid


Rémi Letrou, le samedi 21 mars 2020


 

Dans le quotidien Sud Ouest de ce jour, nous apprenions que des SDF qui attendaient pour une douche devant un centre d’accueil ainsi qu’une éducatrice de ce centre ont été verbalisés pour « attroupement », alors qu’ils semblaient tous respecter les gestes-barrière demandés par le gouvernement. Le cas est suffisamment rare et injuste pour qu’il frappe les esprits. En cette période de confinement, il est déjà douloureux de savoir que des femmes et des hommes sont laissés à la rue, exposés aux risques du virus. Mais que ces mêmes personnes soient verbalisées alors qu’elles cherchent simplement à accomplir un acte d’hygiène, c’est appliquer le principe de la double peine.

Il ne peut s’agir bien sûr que d’un malentendu ou d’un geste un peu trop zélé d’un fonctionnaire de police, excédé par le comportement de milliers de nos compatriotes qui ne respectent pas les règles du confinement, en mettant en danger la vie des autres.

Bien sûr, nous appelons la police à retirer ces contraventions et nous espérons que de nouveaux lits seront ouverts pour les plus démunis dans tout le département. Le confinement reproduit les inégalités des périodes ordinaires en les cachant ; ce n’est pas la même chose de vivre reclus lorsque l’on dispose d’un jardin et d’un grand appartement ou lorsqu’ on est quatre dans un deux pièces. Les SDF qui vivent déjà dans la solitude ne croisent même plus durant cette crise les passants qui d’ordinaire leur laissaient quelques monnaies…

L’épreuve que nous traversons doit nous conduire à plus de solidarité les uns envers les autres. Cela vaut aussi bien comme une recommandation pour ceux qui continuent à ne pas vouloir suivre les méthodes de confinement. Mais cela vaut aussi comme une incitation à plus de bienveillance envers tous les exclus.

Rémi Letrou, le mardi 10 mars 2020

Quelques éléments de réponse à l’attention de la Fédération du Bâtiment


 

1. Terrains à bâtir : Il n’y a plus vraiment de terrain à bâtir sur Rochefort, nous vivons depuis 10 ans une phase d’expansion en direction de la Communauté d’agglomération (CARO). Pour notre part, nous réaffirmons la place de la ville-centre qui doit être l’objectif du développement. Ce choix du recentrement de la construction de logements correspond à une préoccupation environnementale et de développement durable pour lutter contre le mitage et la dispersion. Il faut assumer la densité urbaine et reconquérir le centre où trop de logements sont aujourd’hui inoccupés.

Cependant, cette politique n’a de sens qu’en lien avec l’établissement d’un véritable maillage du transport entre les communes périphériques et Rochefort (développement des transports publics et des modes de déplacement doux).

A Rochefort, une opportunité pour le logement sera la déconstruction de l’hôpital civil, que nous effectuerons dès les premiers mois du mandat. Tout le secteur de l’ancien hôpital deviendra une zone de construction mixte (logement privé, public, bâtiments de service). Nous travaillerons avec un programmiste et nous créerons une SMEL pour le développement du nouveau quartier thermal (qui prendra en charge à terme le devenir de l’hôpital de la Marine). Ce recours à une société participative permettra l’apport de capitaux privés mais aussi de subventions publiques.

Sur les zones économiques : Nous sommes opposés au zoning fonctionnel. Dès que nous le pourrons nous privilégierons les installations de petits commerces ou entreprises à proximité des lieux de vie. Cependant, la CARO a besoin d’une nouvelle zone d’implantation pour des entreprises de grandes tailles. Le site de l’aéroport est adéquat car en retrait du périmètre du Grand Site, il est aussi à l’écart des risques de submersion. C’est un espace pouvant être mis rapidement à disposition.

Notre aménagement du territoire doit prendre en compte les nouvelles données du développement à Rochefort : risque de submersion / ambiance paysagère du Grand site, qui ne doivent pas être conçues comme des obstacles mais bien comme des critères d’aménagement.

2. Économie : Il est urgent de sortir de la mono-économie à Rochefort. Le secteur aéronautique est en permanente réorganisation, il est donc crucial de ne pas attendre la prochaine crise (qui ne sera pas cette fois cyclique mais structurelle) pour orienter notre territoire vers d’autres perspectives.

Nous faisons le choix de développer les atouts de Rochefort, notamment la richesse de ce territoire au regard du développement durable. La ville s’est remise efficacement du passage de Xynthia il y a 10 ans ; il faut se servir de cette (mauvaise) expérience pour développer des formations en lien avec la résilience des territoires (gestion du risque) et les risques liés aux submersions.

Rochefort doit devenir un territoire d’expérimentation de plus grande importance autour du recyclage. La filière de déconstruction des plastiques demande à se développer. En utilisant le CTE 2019, on peut implanter sur la CARO un broyeur à composites et mettre en place une filière autour des métiers du nautisme ou de l’hôtellerie de plein air (mobil home) pour faire de Rochefort une agglomération pilote.

Le site de l’Arsenal doit connaître une réorientation : en sortant de la logique du parc d’attraction (qui positionne Rochefort sur un secteur trop concurrentiel) pour revenir aux savoir-faire. Autour des formes de radoub, une industrie nautique de luxe peut reprendre place et développer des formations professionnalisantes.

De manière générale, il est temps qu’un Maire prenne son bâton de pèlerin pour aller chercher des entreprises et leur proposer sites et facilités pour une implantation sur notre territoire. L’économie ne se décrète pas, mais elle peut être attirée par les facilités qu’on lui procure.

3. Infrastructure : Concernant l’autoroute A831, il faut désormais tirer un trait sur sa réalisation. Les études montrent les difficultés de financement d’une telle infrastructure, qui demande de fortes compensations écologiques pour un trafic insuffisant. Cette voie est passée à l’arrière plan des préoccupations gouvernementales. Rochefort n’est pas enclavé en direction de Bordeaux avec un axe autoroutier facilement accessible. En direction du nord, il faut privilégier d’une part le doublement de la nationale entre La Rochelle et Nantes, d’autre part la réalisation d’un vrai contournement routier pour la commune de Marans.

Un axe essentiel de développement est aujourd’hui le ferroviaire : la liaison entre Nantes et Bordeaux n’est toujours pas automatisée malgré les promesses de l’opérateur. D’autre part, il faut renforcer le transport marchandise au départ de La Rochelle qui possède les infrastructures de chargement nécessaires.

L’aéroport de Rochefort ne pourra plus servir pour du vol régulier de passagers. Même si ses pistes sont entretenues par l’armée ; ces « petites » enclaves aéroportuaires sont trop largement déficitaires et n’accueillent que des compagnies soutenues par les subventions publiques. Face aux évolutions du marché aérien, cet aéroport n’a pas de sens, pas plus que celui de La Rochelle. Nous sommes situé idéalement entre deux hubs : celui de Nantes et celui de Bordeaux. Ce qu’il faut là encore, c’est renforcer les infrastructures de liaison avec ces centres régionaux… et Charles De Gaulle n’est qu’à 3 heures de TGV ! Si l’aéroport de Rochefort devait reprendre du service, ce serait uniquement dans le cadre d’un développement économique lié à des entreprises de l’aéronautique nouvelle génération.

Concernant l’axe Tonnay Charente – Rochefort, nous sommes la seule équipe qui propose la mise en gratuité de la portion d’autoroute. Ce sera un combat compliqué, mais qu’il faut mener immédiatement ; car c’est aujourd’hui un des axes les plus passants de Charente maritime. Il en va du développement de Tonnay, mais aussi de l’embellissement du coeur de Rochefort. En obtenant cette gratuité, on peut décharger de moitié le trafic interne à ces deux villes et faire renaître les quartiers traversés ; notamment celui des thermes. En soulageant l’axe Tonnay-Rochefort, on peut inverser la logique du tissu viaire : aujourd’hui les tronçons routiers sont au centre de l’avenue ; il faut demain placer les voies de circulation automobile sur les deux côtés et positionner au centre une voie en site propre pour les bus. Les pistes cyclistes doivent elles trouver un nouveau développement, notamment dans le cadre de la Vélodyssée, le long du bord de Charente.

Le port de commerce est dans une stratégie de développement qu’il ne faut pas stopper. Du fait de sa souplesse, notre port est capable d’accueillir des bateaux de petits tonnages, essentiels pour le développement à terme du cabotage. Le choix qui est fait aujourd’hui d’acquisitions foncières en bord à quai doit être poursuivie.

4. logements : Le dispositif Pinel n’a pas été retenu sur notre commune. Comme tout dispositif d’incitation financière, il aurait de toutes façons tendance à porter le marché à la hausse sans offrir de véritable levier à la construction.

Nous voulons travailler à une densification du centre ville, de façon systématique, par la création d’une « agence locale de rénovation urbaine ». Cette agence aura pour mission de travailler quartier après quartier à la recherche d’opportunités de transformation. Il s’agit d’une part d’aider les propriétaires et bailleurs à des travaux d’amélioration énergétique et de confort d’habitation en leur proposant un guichet unique pour l’ensemble des aides mises à leur disposition (constitution de dossier auprès des collectivités et de l’ANAH). Des bourses spécifiques seront créées pour récompenser les rénovations les plus innovantes et les chantiers les plus efficaces. D’autre part, cette agence aura pour mission de recenser les opportunités d’acquisition, d’opérer des achats et de proposer à la réhabilitation ces locaux à la fois à des organismes privés mais aussi publics (OPH). Cette agence pourra aussi faire le choix d’opération de curetage pour faire gagner en qualité le bâti restant. Les opérations seront conduites en partenariat avec les entreprises locales avec une facilitation d’accès au marché.

Notre stratégie de rénovation consiste d’abord à privilégier les logements en pénurie et soumis à la demande, c’est-à-dire les surfaces moyennes. Ceci n’exclut pas des opérations « haut de gamme » selon les opportunités et les surfaces admises à la rénovation. Notre but premier est de mettre en place des dispositifs contraignants afin d’empêcher les divisions à outrance des immeubles de centre ville, et en allant plus loin que les dispositions du PSMV. Pour dynamiser le centre ville, il faut sortir d’une logique du logement curiste ou du studio de location.

Enfin, à l’échelle de la CARO, le logement social devra être relancé grâce à l’opérateur public (OPH), notamment pour se mettre en conformité avec les préconisations de la loi SRU qui demandent 25 % de part de logements sociaux en 2025 sous peine de sanctions et d’amendes. Le logement social devra être utilisé notamment comme un levier efficace de développement en hyper centre.

5. Santé : Sur le plan de la santé, nous oeuvrerons à la construction d’un centre de santé municipal, seul dispositif capable d’attirer sur notre territoire de jeunes médecins.

Il faudra travailler à la constitution d’une école départementale d’infirmières, comme j’en avais déjà fait la proposition en son temps à la présidente de la région Poitou Charentes. Si le lien avec l’école de La Rochelle est déjà acté, il faudra se rapprocher aussi de l’IFSI de Saintes pour espérer à terme constituer ce grand centre départemental. Rochefort est idéalement situé au coeur du département, et sa tradition de médecine (Hôpital de la Marine) plaide pour une installation d’une grande IFSI au coeur de notre cité.

6. Lien avec la députée : Les relations que nous entretenons avec la députée sont très bonnes. La synergie entre les élus locaux et les représentants du peuple doit être totale, notamment dans le cadre des démarches d’envergure nationale (PSMV, Grand Site, classement UNESCO, parc naturel). La recherche d’aides et de subventions pour les projets innovants est facilitée par un contact permanent avec la députée.

7. endettement : la capacité d’endettement de la Ville est aujourd’hui bonne. Certes, des emprunts jeunes portent encore sur les finances de la Ville. Ils datent de 2012 (cette année là, la ville a doublé ses dépenses d’investissement) et correspondent à l’acquisition des bateaux-portes des formes de Radoub. Ces dépenses étaient certes lourdes mais nécessaires pour permettre la fin du chantier de l’Hermione et son départ en 2014. Les dettes d’hier ont permis le rayonnement de la Ville.

Depuis 8 ans, la ville rétablit ses finances pour trois raisons. Tout d’abord la baisse continue des taux d’emprunt (avec aujourd’hui un Euribor négatif) qui a allégé le volume annuel de remboursement.D’autre part, les taux d’imposition ont explosé avec des hausses de 9,6 % certaines années. Enfin, la faiblesse des réalisations depuis 2014 ; avec l’abandon systématique de tous les projets structurants par le Maire actuel. De 2014 à 2020, le compte de résultat a montré systématiquement un reversement des sommes allouées en investissement par les budgets prévisionnels. La ville n’a donc pas dépensé depuis 2014 du fait du manque de dynamisme de sa politique ; elle s’est donc nécessairement désendettée.

Ceci permet de retrouver des marges de manœuvre pour une stratégie réelle de développement de la ville par notre nouvelle équipe ambitieuse.

8. Vision de Rochefort : commencé avec Jean Louis Frot et poursuivi sous le mandat de Bernard Grasset, le développement de la ville de Rochefort a fait émerger notre cité au coeur de la Charente Maritime. Ce travail doit aujourd’hui être repris avec ambition.

Tout d’abord par une montée en gamme qualitative de notre habitat (nous devons notamment devenir exemplaires en matière de rénovation thermique, construire ou rénover des logements isolés avec des matériaux biosourcés qui s’allient parfaitement avec le bâti ancien et permettent de gagner en confort d’hiver comme en confort d’été grâce à un déphasage thermique intéressant).Rochefort, ville moyenne entre terre et mer se prête idéalement à une transformation écologique de son habitat. La ville doit oeuvrer à une politique d’optimisation des dépenses énergétiques, à une transformation du cadre urbain avec un verdissement et une innovation continue.

D’autre part, Rochefort doit construire un pacte de croissance commun avec la ville de La Rochelle sa voisine. Loin d’être l’éternelle seconde, notre cité doit peser dans un co-développement raisonné avec La Rochelle au sein de l’ensemble métropolitain de Charente Maritime. Les habitants ont déjà anticipé ce changement : ils travaillent dans une ville et vivent dans l’autre, ils utilisent les liaisons ferroviaires, soutiennent les équipes sportives. Cette mutualisation des usages doit donner lieu à une réflexion d’ensemble sur le développement de notre territoire. A terme, il faut oeuvrer au développement d’une Agence du Grand Littoral qui permettra des avancées communes et évitera le développement anarchique des entreprises et du commerce. Il est temps d’intensifier nos collaborations, nos réseaux de communications, nos stratégies économiques ; les deux villes ont tout à y gagner.

Rémi Letrou, le samedi 25 janvier 2020, aux Comptoirs de l’arsenal

Au fil de la campagne


 

Chers Rochefortaises, chers Rochefortais,
Chers amis que j’aperçois ici et là,

Eh bien, vous me voyez là un peu ému de prendre la parole, devant vous aujourd’hui.
Emu, de prendre la parole après ces femmes, ces hommes, que vous avez vus et qui sont quelques-uns de mes colistiers, et qui portent, une partie du projet que nous allons défendre tous ensemble.
Un peu ému, comme à chaque fois qu’on se trouve au début d’une grande aventure, d’un grand projet, d’une immense ambition. Emu, parce qu’on a la tête pleine de rêves, pleine d’envies, pleine de volonté de faire les choses. Et nous, comme vous le savez, notre ambition est immense.

Elle a d’ailleurs pris un nom, immense lui aussi : cent pour cent ! Cent pour cent Rochefort !

Ce nom peut paraître disproportionné, mais c’est normal, c’est le fruit d’une très longue réflexion. Une réflexion que pour ma part, je muris depuis de nombreuses années, depuis que, il y a plus de 13 ans je suis entré dans la Mairie, au côté de Bernard Grasset, ce grand homme politique qui a tant contribué au devenir de Rochefort. Et puis ce projet il a l’aspect magnifique du travail de cette liste, un travail que nous menons depuis un an presque, en ateliers, en partageant des idées. Ce qui est sûr, c’est que ce projet il colle à ce territoire, à Ses femmes, ses hommes. D’ailleurs, vous l’avez vu avant moi, chaque fragment du projet que vous avez entendu correspond au colistier qui le porte: je ne prendrais ici que trois exemples ; vous avez entendu Valentine Chaigneau, architecte du développement durable, vous parler de la possibilité de la transformation urbaine du centre-ville. Ou encore Henry-Jacques, Henry-Jacques Neau, commandant de sous-marin, militaire de haut grade vous dire que la reconstruction du Plongeur était aujourd’hui possible. Enfin, Hamid, Hamid Belhaj, champion de France du marathon, professionnel du sport, vous expliquer comment on pouvait élargir les pratiques sportives dans notre ville et faire du sport pour tous, mais aussi du sport de haut niveau. Le projet ambitieux que nous défendons, ressemble à ce que nous sommes, il ressemble à 100 % aux Rochefortais que nous sommes, il ressemble à 100 % à la Ville que nous habitons, il ressemble à 100 % à Rochefort !

Rochefort, ce joyau maritime, ce glorieux Arsenal… que j’ai découvert pour ma part, il y a presque 20 ans, au détour d’une mutation professionnelle, un samedi du mois de juillet. Je m’en souviens comme si c’était hier… j’ai vu, au bout d’une rue de calcaire, un brin de soleil accroché aux hauteurs d’un palmier, un port et son fleuve, une lande de Marais, un géant mécanique qui traversait ce fleuve. Rochefort, cette ville de mer lovée dans son écrin de verdure. J’ai posé mes bagages, avec ma compagne, je ne suis jamais reparti.

Rochefort, c’est la plus belle ville du monde…. mais c’est d’abord une tradition maritime, un savoir-faire d’exception lié à la construction navale, à l’aéronautique. Ici on sait faire les coques et les carlingues ; ici on a l’Hermione qui rayonne au travers de la porte du soleil derrière nous. C’est une ville de patrimoine bâti, avec ses rues au cordeau, sa Corderie, ses jardins et ses hôpitaux. Mais Rochefort, c’est aussi la ville moyenne au milieu de la Nature, où tout peut se faire à pied, à vélo ; où il suffit de quelques minutes pour aller prendre l’air. Quant aux Rochefortais ? Eh bien ils sont à la dimension de cette ville : débrouillards et ambitieux, si proches les uns des autres. C’est cela Rochefort, une ville 100 % Histoire, 100 % patrimoine, 100 % Nature, 100 % proche, 100 % ensemble, 100 % solidaire, 100 % démocratique. C’est ce Rochefort là que nous connaissons et que nous aimons, et c’est ce Rochefort là que notre liste incarne. Nous sommes Rochefort à 100 %.

Mais alors, me direz-vous… si notre ville est déjà si belle et si forte, quel besoin d’en changer ? Eh bien, précisément parce que les temps changent, parce que cette histoire qui s’est déjà écrite mérite une suite aussi glorieuse. J’ai cité dans ma lettre de candidature, le nom de Jean-Louis Frot ce redoutable bâtisseur, redoutable politique (d’un autre bord que le mien) et je n’ai pas honte de donner le nom de celui qui relança cette ville. J’ai encore plus de plaisir à évoquer le nom de Bernard Grasset, ce maire socialiste qui durant 13 ans continua l’œuvre entamée, en donnant à Rochefort un nouveau théâtre, un musée, une politique sociale, qui me donna la possibilité d’établir un cinéma en centre-ville, qui rénova le quai aux Vivres et qui équipa les formes de radoub de portes pour que l’Hermione prenne son envol.

Cette œuvre du passé, ce cheminement si ambitieux depuis 6 ans s’est arrêté… alors que l’histoire, elle, s’est accélérée. Le monde actuel, notre monde, demande un nouveau projet, plus proche des territoires, plus ancré dans l’histoire, un projet plus démocratique, surtout un projet plus écologique, plus vert et qui garantisse notre avenir.

Après six ans perdus, c’est cela que nous prétendons faire : construire le Rochefort du futur en nous appuyant sur la mémoire du passé. Le travail est immense après six années d’inaction. Nous allons devoir raser les dernières verrues, comme cet hôpital civil qui enlaidit la perspective des cours et nous redonnerons à la ville toute sa splendeur. Nous revaloriserons l’hôpital de la Marine en y implantant de nouveaux thermes au travers d’un projet bien pensé et solide. Nous serons particulièrement attentifs au patrimoine, pas seulement bâti, mais aussi culturel avec un grand musée à ciel ouvert depuis l’Arsenal jusqu’aux hangars de l’Aéronautique. Dans l’Arsenal, il est temps de changer d’orientation, du parc d’attraction nous reviendrons à ce qui a fait notre ville et le succès de l’Hermione : la valorisation des savoir-faire. Avec le Musée de la Marine, avec l’Hermione, avec le CIM et l’accro-mât qui se sont aujourd’hui associés nous proposerons la mise en place d’un nouveau chantier autour du Plongeur, premier sous-marin existant, construit à Rochefort.
Pour la culture, nous proposerons un prix littéraire, un Pass culturel gratuit, un lieu de musique où toute la jeunesse pourra se produire. Après le conservatoire de musique, viendra le temps de celui des arts plastiques. Nous laisserons les animations déjà en place mais nous proposerons aussi des festivals gratuits.

Rochefort doit vivre mais Rochefort doit aussi s’unir, retrouver le goût du vivre ensemble : car Rochefort, ce sont d’abord les Rochefortais ! Nous ramènerons la démocratie participative, je m’y engage ! Sur chaque projet, des citoyens seront consultés, en amont et en aval ; dans les quartiers le rôle des habitants sera renforcé. Nous devons resserrer les liens : redonner leur nom au quartier par une signalétique spécifique et une narration de leur histoire.
Nous devons laisser toute leur place aux associations, par exemple la responsabilité d’un tiers lieu au clos Lapérouse. En centre-ville, le bâtiment France Telecom accueillera le siège des associations mais aussi une salle d’exposition gratuite. Nous voulons que l’avenue La Fayette puisse être un lieu de sorties nocturnes apaisées. Ville en fête enfin sera de retour, élargie, amplifiée, avec tous, avec tous les habitants tout au long de l’année !

Mais nous devons aussi pouvoir compter les uns sur les autres ! C’est notre devoir d’aider et de prendre en charge les Rochefortais. Nous ramènerons des médecins grâce à un centre de santé public… et surtout nous défendrons notre hôpital public aujourd’hui menacé et peu ou prou abandonné de tous les politiques ! Nous relancerons le logement social, et nous veillerons à l’amélioration des locations en centre-ville.

Nous voulons que le sport se développe à Rochefort ; avec de nouvelles compétitions, avec la réhabilitation de notre piscine municipale. Mais nous voulons aussi du sport pour tous, avec la possibilité de multiplier les pratiques grâce à un Pass multi-activités ; des séances de sport santé municipales.

Chaque école doit avoir un projet qui rassemble les élèves et fasse découvrir aux plus jeunes un club ou une activité : cela restaurera les activités périscolaires si chères aux parents et cela permettra que des associations culturelles et sportives se financent et trouvent de nouveaux adhérents.
Mais une ville pour tous, c’est aussi une ville qui donne des emplois et forme ! Outre le soutien aux activités aéronautiques et navales, Rochefort a besoin de développer de nouveaux métiers, de nouvelles compétences : nous lancerons de nouveaux emplois autour du développement durable et du recyclage. Surtout, nous attirerons des jeunes apprentis ou étudiants, en leur proposant un accompagnement dans nos entreprises et en ouvrant de nouvelles formations : dans notre ville transformée, pourquoi ne pas imaginer une formation supérieure des métiers du social, une formation supérieure autour de l’environnement, une formation supérieure de métallurgie autour du plongeur : des carrières qui ressemblent à notre ville, dont Rochefort, mais aussi l’économie française a besoin.

Mais bien sûr, notre projet n’aurait aucun sens s’il ne correspondait pas à la nécessaire transition écologique et sociale qui se manifeste partout dans le monde. Rochefort ne doit plus être en retard et faire semblant de se teinter en vert. Rochefort avec son fleuve, la mer et sa campagne juste à proximité, Rochefort avec ses dimensions humaines, est le lieu même où peut se réinventer un vivre mieux, un vivre en harmonie avec la nature. Pour cela, nous diminuerons les impacts routiers en imposant la gratuité de l’autoroute entre Rochefort et Tonnay-Charente. Nous pourrons créer des pistes vélo en site protégé partout où le poids des voitures diminuera. Nous voulons verdir Gambetta ! Verdir le monument aux morts ! Transformer le cours d’Ablois en un vaste jardin urbain où les Rochefortais pourront cultiver, se reposer ou venir chercher les productions de saison. Dans les écoles, nous abandonnerons le plastique et nous demanderons aux acteurs de la filière aéronautique de nous fournir en contenants métalliques. Le bio deviendra le label de qualité des écoles et des crèches. Nous voulons collecter mieux les ordures, rendre possible la séparation des bio-déchets. Et le symbole de tout cela sera, au milieu de l’Arsenal, ce beau moulin à vent, le moulin Hubert… symbole du temps retrouvé, des savoir-faire, de la production écologique d’énergie, du retour au Fleuve.

La boucle est bouclée : voici notre Rochefort, voici un Rochefort repensé, qui prend l’air du temps et se développe. Un Rochefort qui corresponde aux Rochefortais.

J’entends ici les critiques… Voici une ambition, n’est-elle pas trop onéreuse ? Non, parce que chaque proposition rencontre une solution adaptée. Par exemple, la vente des terrains remboursera la déconstruction de Saint Charles ; la réorientation des crédits du Grand Arsenal permettra le financement du Plongeur et des autres activités. Le bâtiment de France Telecom dont nous parlons est d’ores et déjà une possession de la Ville. Notre projet a les dimensions de Rochefort ; mais notre ambition est de cœur, et nous aurons à cœur de préserver les intérêts financiers des Rochefortais !

Voici cette grande ambition dont je vous ai parlé et que vous allez découvrir dans notre programme complet ; voici le Rochefort que nous rêvons, fiers de ses origines, tendus vers l’avenir.
Notre ville est immense, elle a tant de potentiels. Ce sont ses qualités qui nous la font aimer. Ce sont ses talents qui nous la font chérir et apprécier. Nous sommes ici parce que nous croyons au potentiel de Rochefort. C’est ce potentiel que nous voulons développer, tous ensemble sur cette liste, avec et pour les Rochefortais. Nous sommes les habitants de cette ville et nous croyons à son potentiel aujourd’hui trop peu utilisé. Demain avec nous, avec vous, Rochefort va changer. Demain, le 15 et le 22 mars, la ville change et son potentiel se développe … se développe à 100 %.

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